La place des femmes de la diversité en politique

Ces articles sont des créations des participantes et participants au Profil Communication – Démocratie et médias. Ils ont toute la liberté d’écrire sur les sujets de leur choix. Le contenu n’est pas endossé par l’INM.
Nerlande Gaetan
Le Canada reste un des pays dans le monde où  les femmes peuvent se targuer de faire le métier  qu’elles veulent.  Au niveau politique, sur les trois paliers gouvernementaux on parle encore de quotas, on se questionne  sur la parité,  les institutions ne sont pas sur la même  longueur d’onde en matière  d’équité  salariale. Est-ce une des raisons pour  laquelle  cette  manque d’équité  se reflète  dans nos instances  décisionnelles? Pourquoi le débat  sur la place des femmes, surtout celles issues de la diversité ( noires, arabes, autochtones) porte tant à la controverse ?
Durant l’école d’été de l’INM qui s’est déroulé  du 14 au 17 août à l’université  Guy Concordia, de nombreux jeunes se sont exprimés  à ce sujet. Si pour certains l’intersectionnalité est un élément clé à prendre en compte quand on  parle de la place de de la femme en politique, pour d’autres il y a plus d’approfondissement nécessaire  sir la définition même de la diversité. Nombreux croient à l’importance de cette place qui doit être faite aux femmes, mais pas dans le but de les utiliser à titre de candidates qui servent d’appât pour attirer des électeurs. Ces jeunes réclament une place réelle qui ne tient pas compte de la pression infligée par le système  de quota et ce dans toute les sphères décisionnelles.  Ils prônent une intention  sincère  de changement à travers l’inclusion de tous les citoyens peut importe leur sexe, leur genre ou leur appartenance  religieuse.
D’ailleurs, Kevin, un jeune participant engagé dans sa communauté nous dit : « Il faut  juste les bonnes personnes en politique,  c’est tout. » À travers ces mots on comprend  que les jeunes ne veulent  pas prendre de gants pour exprimer leurs attentes et pour eux l’heure est à l’action concrète. Selon Camille, jeune femme impliquée dans la lutte pour l’émancipation  de la femme :  «  Il faut que la voix des femmes soit écoutée et que les plans d’actions qu’elles proposes soient mises de l’avant au sein de la société. »
Peut importe  les attentes de ces jeunes, ils s’entendent tous pour dire que la diversité en politique ne doit pas servir pour attirer  des votes mais « pour assurer une meilleure représentation de la population au sein de nos gouvernements. »
De toute évidence, le débat  n’est pas fermé. La place de la femme issue de la diversité est encore d’actualité et les modèles  se font rares. Devrions-nous suivre les conseils de la facilitatrice, Anne-Solène Rioux et inciter les quelques femmes en politique  à prendre la parole pour motiver les troupes? C’est une piste à voir!

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